Qu'est-ce qui cause la dépression ?
Voici des informations au sujet des causes de la dépression. Il n’existe pas de réponses simples.
Nous connaissons précisément la cause de la grippe car nous pouvons identifier le virus, mais nous ne savons pas exactement ce qui provoque la dépression. Cependant, nous connaissons un certain nombre d'éléments importants concernant la dépression.
Nous savons qu'elle est probablement due à une combinaison de facteurs :
- prédisposition génétique/héréditaire.
- facteurs liés à notre éducation.
Voici les causes de la dépression :
- Les gènes
- Le sexe
- L’âge
- Les facteurs socio-économiques
- Le traumatisme psychologique
- Les abus sexuels
- Le divorce
- Le chômage
- Le deuil
- La maladie
- La grossesse et la naissance
- Les chocs psychologiques antérieurs à la première dépression
Les gènes
La dépression peut être héréditaire. Si vos parents, enfants ou frères et sœurs ont souvent des épisodes de dépression, vous avez malheureusement 20 % de chances de vivre vous aussi un ou plusieurs épisodes de dépression.
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Le sexe
Les femmes sont deux fois plus susceptibles d’avoir une dépression que les hommes.
Cependant, les études ont montré ces dernières années que les hommes souffraient plus souvent de dépression qu'on ne le croyait au départ mais qu'ils hésitaient davantage à se faire aider que les femmes. La dépression se manifeste différemment chez les hommes et la plupart ne se rendent même pas compte qu'ils en souffrent. C'est pourquoi les pourcentages des études sont si bas.
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L'âge
Vous pouvez avoir une dépression à tout âge, mais le risque est légèrement plus élevé chez les femmes entre 40 et 50 ans. Malheureusement, le risque d'avoir plusieurs épisodes de dépression augmente avec l'âge. Il faut aussi noter que la dépression est également très courante parmi les jeunes adultes dans la tranche d'âge des 18 à 24 ans. Si vous n'entrez pas dans l'une de ces tranches d'âge, cela ne signifie pas que vous n'êtes pas dépressif.
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Les facteurs socio-économiques
Le lien entre la situation sociale et la dépression reste à confirmer formellement, mais les personnes appartenant à un milieu social peu favorisé ont plus de chances de développer une dépression.
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Le traumatisme psychologique
Certaines personnes qui ont été exposées à des chocs ou des traumatismes psychologiques réagissent en développant une dépression.
D'autres réagissent par l'anxiété ou l'alcoolisme. Certaines n'ont pas de séquelles psychologiques. La réaction dépend largement de votre constitution génétique et de votre personnalité.
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Les abus sexuels
Les personnes qui ont été victimes d'abus sexuels dans leur enfance semblent avoir plus de risques de développer une dépression.
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Le divorce
Nous ne savons pas si le divorce augmente le risque de dépression. Les personnes qui souffrent de dépression ont plus tendance à divorcer que les autres, mais nous ne savons pas si les gens sont dépressifs parce qu'ils divorcent ou s'ils divorcent parce qu'ils sont dépressifs.
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Le chômage
Les personnes dépressives ont plus de risques d'être au chômage. Mais nous ne savons pas si ces personnes sont dépressives parce qu'elles sont au chômage ou si elles sont au chômage parce qu'elles sont dépressives.
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Le deuil
Vous serez probablement surpris d'apprendre qu'il n'existe pas de lien précis entre la mort d'un ami proche ou d'un parent et le risque de développer une dépression. Le chagrin est différent de la dépression sauf s'il dure pendant très longtemps ou s'il empêche de vivre normalement, auquel cas vous pouvez tomber dans la dépression.
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La maladie
La maladie physique augmente le risque de dépression. Presque tous les types de maladies peuvent entraîner une dépression. Ceci s'applique aussi bien aux problèmes mineurs comme la grippe qu'aux problèmes plus graves comme la thrombose coronarienne ou le cancer.
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La grossesse et la naissance
L’article suivant a été rédigé pour DepNet par un psychiatre australien de renom.
La dépression postnatale
Dr Jon Rampono, psychiatre consultant
En Australie, environ 14 % de femmes qui donnent naissance auront un trouble dépressif significatif du point de vue clinique dans les 12 premiers mois suivant l’accouchement.
Dans la plupart des cas, les symptômes apparaîtront dans les 3 mois suivant l’accouchement. Toutefois, un pourcentage plus faible de femmes éprouvera les premiers symptômes plus tard dans le courant de l’année.
Par ailleurs, un pourcentage additionnel de femmes, soit 12 %, présenteront certains symptômes du trouble dépressif qui ne permettront pas d’établir un diagnostic formel de dépression clinique, mais qui seront assez graves pour avoir un impact notable sur elles-mêmes et possiblement sur leur relation avec leur bébé et/ou leur partenaire.
En conséquence, 1 femme australienne sur 4 environ qui a eu un enfant ressentira les effets négatifs d’un trouble dépressif au cours des 12 premiers mois suivant la naissance de son bébé.
Facteurs de risque
De nombreux facteurs augmentent le risque de dépression postnatale. Toutefois, il est important de souligner qu’aucun de ces facteurs de risque ne constitue des causes absolues en tant que tel. Ils comprennent :
- Antécédents personnels de trouble dépressif
- Antécédents familiaux de trouble dépressif
- Changements majeurs de situations personnelles comme un déménagement ou la rénovation d’une maison
- Problèmes relationnels avec le père du bébé
- Absence de soutien perçu lors de la grossesse et de la période postnatale; disparité importante entre les attentes de la maternité et la réalité de la maternité
- Complications médicales majeures et inattendues lors de l’accouchement
- Bébé perçu comme étant « difficile » au niveau du sommeil, de l’allaitement et/ou du reflux
Symptômes
La dépression postnatale ne se traduit pas par une simple déprime ordinaire ou l’impossibilité de faire face aux nouvelles responsabilités. La dépression postnatale comporte toute une série de symptômes cliniques qui sont présents pendant au moins 2 semaines. Parmi ces symptômes, citons :
- Baisse de moral
- Sentiment de fatigue extrême au réveil ou le soir
- Troubles du sommeil, comme la difficulté à trouver le sommeil le soir, ou à vous rendormir si vous vous réveillez en plein milieu de la nuit, ou à vous lever trop tôt le matin ou hypersomnie (besoin excessif de sommeil)
- Réduction de l’appétit et/ou augmentation de la consommation d’aliments de réconfort
- Perte d’intérêt pour les tâches ménagères, le bébé et/ou les loisirs
- Diminution de la libido
- Tendance à pleurer constamment
- Irritabilité
- Désespoir
- Pensées fugaces de fuir les problèmes, sentiment qu’un accident involontaire et fatal ne serait pas une mauvaise chose ou, dans certains cas, envisager sérieusement de mettre fin à sa vie
- Altération plus marquée de la mémoire, de la concentration et/ou de la prise de décision que celle qu’on constate habituellement chez de nombreuses femmes lors de la période postnatale
- Perte d’intérêt dans les activités quotidiennes
- Baisse d’énergie
- Sentiment de culpabilité, manque d’estime de soi et sentiment d’échec dans son rôle de mère
- Chez de nombreuses femmes, ces symptômes de dépression s’accompagnent par de l’anxiété à des degrés divers. Chez certaines personnes, on observe des symptômes physiques d’anxiété, y compris serrement de poitrine, palpitations, difficulté à respirer, maux de tête, tremblements et/ou irritation du côlon et de la vessie.
Dans les cas plus graves, des crises de panique, la sensation d’inconfort dans les foules et/ou le sentiment de se détacher de soi-même ou de l’environnement peuvent survenir.
Les symptômes ci-dessus peuvent apparaître à des moments différents chez les personnes en bonne santé. Toutefois, si vous avez des inquiétudes quant à la présence de symptômes persistants et/ou le nombre de symptômes existants, il est très important de vous soumettre à un examen médical.
Où chercher de l’aide ?
Bon nombre de gens apprécient le fait de parler à un ami de confiance afin d’obtenir un autre point de vue. De nombreux médecins de famille s’intéressent au domaine de la santé féminine et, dans certains cas, à la dépression postnatale.
Certains psychologues et psychiatres affichent un intérêt particulier pour ce domaine et, dans la plupart des cas, un médecin de famille ou une infirmière peut vous orienter vers un de ces spécialistes. Surtout, ne vous sentez pas mal à l’aise de consulter un spécialiste à ce sujet. Connaissez‑vous bien des gens qui seraient embarrassés de consulter un neurologue s’ils se plaignaient constamment de maux de tête, de migraine ou de vision double?
La dépression postnatale est un trouble reconnu que l’on peut traiter et n’est pas un échec personnel.
La prise en charge de la dépression postnatale est plus efficace avec le soutien et la participation du partenaire. La plupart des hommes sont préoccupés, déroutés et/ou exaspérés par les changements qui s’opèrent devant leurs yeux. C’est pourquoi des renseignements appropriés et une stratégie de prise en charge bien définie constituent des ressources très précieuses.
Étapes de la prise en charge
- Évaluation médicale complète
- Explication et information
- Aperçu des stratégies thérapeutiques
Options en matière de prise en charge :
Changements au plan personnel et environnemental
La plupart du temps, une meilleure compréhension du problème et la mise en oeuvre de changements au plan personnel et environnemental suffisent à renverser le cours de la dépression postnatale.
Ces options pourraient inclure ce qui suit :
- Le partenaire nourrit le bébé et s’en occupe jusqu’à minuit environ, ce qui permet à la mère de dormir avant la première tétée nocturne
- Aide dans les tâches ménagères
- Se ménager du temps pour soi, sans le bébé
- Reprise des activités antérieures telles que l’exercice, les loisirs ou les tâches les plus simples de son travail.
Assistance psychologique, thérapie cognitivo-comportementale et/ou psychothérapie
Traitement médicamenteux
On devrait envisager l’instauration d’un traitement médicamenteux dans les cas de dépression postnatale modérée à sévère.
Habituellement, le traitement médicamenteux se compose de l’un des plus récents antidépresseurs.
De nos jours, on dispose de données abondantes sur l’emploi des antidépresseurs durant l’allaitement. Votre médecin de famille ou votre spécialiste peut vous informer à ce sujet.
Les antidépresseurs n’ont pas d’effet d’accoutumance. Les antidépresseurs ne vous rendront pas heureux. Ils ont simplement pour effet de soulager les symptômes médicaux de la dépression et de permettre à une femme d’assumer son rôle de mère.
En résumé
La dépression postnatale peut avoir de lourdes conséquences sur une femme et son bébé à cette phase cruciale de sa vie qui devrait plutôt être une période d’épanouissement et de joie.
- La dépression postnatale représente un danger possible.
- La dépression postnatale est un trouble que l’on peut tout à fait traiter et maîtriser.
La première étape est la reconnaissance de l’état médical suivie d’une évaluation adéquate et approfondie menant à un plan de traitement conséquent qui permettra à la mère de sortir de l’abîme du trouble de l’humeur et de profiter pleinement des joies de la maternité.
Si vous pensez souffrir de dépression postnatale, veuillez consulter votre médecin de famille.
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Les chocs psychologiques antérieurs à la première dépression
Nombre de personnes qui souffrent d'épisodes récurrents de dépression ont été victimes de traumatismes psychologiques majeurs avant leur premier épisode. Les épisodes ultérieurs suivent des chocs psychologiques moindres. Vous pouvez aussi devenir dépressif sans facteur déclenchant.
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