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Écrire pour moi, pour tous

Une page dans le journal intime "Exorcisme et poésie "
Écrit par Phoenix 29 mars 2008 05:36

Journal pas trop intime :) plutôt égocentrique mais édulcorée.

Donc, me voilà devant ma fameuse page blanche à l'image de ma nuit. Spontanément, je reprend le clavier pour m'exprimer. J'ai besoin de m'approprier ce petit coin de net alors je vais donc faire une liste de ce que je pense pour me faire un moi virtuel plus consistant.

Présentement, j'écoute des moines tibétains qui se râclent la gorge à qui mieux-mieux, étrangement ça m'appaise. Je ressens beaucoup de compassion, d'amour et de tristesse par rapport au peuple tibétain. Je suis athée, mais j'ai des valeurs humanistes et je crois au fond de mon être que le tibet comme symbole de paix et de respect, manque à la planète cruellement. L'exil et l'assimilation de ce peuple est consternant et perturbant.
En fait au fond de mon être il me manque; de la paix dans mes émotions, du respect de moi-même et de ma vie et je trouve que je me manque cruellement, je me sens en exil loin de ce que je voudrait être pour les autres et pour moi-même. Mais j'essaie de me battre pour revenir sur ma terre intime.

J'aimerais me dire ceci. Va travailler lundi prochain il faut que tu travailles parce que tu ne pourras pas continuer comme ça. Tu as besoin de revenus pour payer ton déménagement en juillet, mais aussi pour le loyer que tu te demandes comment payer ce mois-çi. Alors imagine le mois prochain, nom d'un chien! Tes employeurs sont compréhensifs mais on parlaient d'un retour progressif, pas d'une journée par semaine, christophe! Attends pas d'avoir une nouvelle raison de déprimer pour t'enfoncer encore plus.

Quand je suis chez moi je reste de longues heures dans mon lit à révasser et à déprimer, j'ai peur de faire face au monde extérieur, j'aimerais disparaître dans mes couvertures au chaud et en sécurité; bien illusoire comme volonté. Je suis pas à plaidre pourtant, j'ai demandé de l'aide et j'en ai reçu et je devrait être en mesure de me relevé de ma stupeur dépressive. Mais, propre à ma dépression, je coule souvent au fond de mon désespoir et de ma peur.Ma peur envahissante. Mon désespoir,part et reviens, une vilaine marée noire d'idées malsaines et auto-destructrices. Ouf! UNE BOUFFÉ D'AIR FRAIS S.V.P.

Mes amis sont comme ça, des anti-dépresseurs qui évente mon smog-dépression de mon coeur. Je les aimes et ça me sauve de moi-même. Comme mes petits neveus chéris que j'adore, des petits dieu d'amour vulnérable et puissant à la fois. Dans mon nouvel appartement il va avoir leurs faces encadrées dedans, pour qu'ils deviennent omniprésents, qu'ils découpent en lambeaux mes ténèbres.
J'ai peur de me retrouver seul pour la première fois dans un appartement bien à moi. Seul avec mon chat, seul avec mes dessins, mes écrits, mes jeux-vidéos, mes livres, mon orientation sexuelle, mon travail manuelle, mon épicerie, mes dettes.

Je penserai donc à traverser la rivière quand j'y serai rendu, une chose à la fois.